Évaluation du risque de suicide

Signes avant-coureurs du risque de suicide : il convient de prêter attention à ces signes avant-coureurs, qui ne doivent ni être ignorés ni être considérés comme une simple tentative d’attirer l’attention. Ces signes constituent un moyen pour la personne concernée de demander de l’aide. Les signes avant-coureurs courants permettant d’évaluer un risque de suicide comprennent les signes/symptômes suivants : A. Verbal DIRECT : « Je vais me suicider. » INDIRECT : « Vous allez tous le regretter quand je ne serai plus là. » « Ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue. » B. Psychologiques • dépression de longue durée • sentiment d’impuissance • sentiment de désespoir • sentiment d’être submergé • sentiment de tristesse C. Émotionnels • préoccupation excessive par la mort • perte d’appétit / suralimentation • troubles du sommeil • manque de concentration • isolement • pleurs D. Comportementaux • faible estime de soi • incapacité à accomplir les tâches quotidiennes • tentatives de suicide antérieures • lettre de suicide • adoption de comportements risqués ou impulsifs • baisse soudaine des résultats scolaires ou professionnels • don de biens importants • désintérêt pour des activités qui procuraient auparavant du plaisir • arrêt soudain des activités avec la famille et les amis • guérison soudaine et inexpliquée d’une dépression, attitude soudainement positive – comme si la personne allait bien E. Situationnel • problèmes scolaires ou professionnels • perte d’emploi/de carrière • décès d’un proche ou d’un pair • suicide d’un proche ou d’un pair • rupture amoureuse/séparation/divorce • pertes multiples • maladie en phase terminale Questions à poser et mesures à prendre : • Envisagez-vous de vous faire du mal (de vous suicider) ? • Depuis combien de temps pensez-vous au suicide (fréquence, intensité, durée) ? • Avez-vous un plan ? Obtenez des informations précises s’il y a un plan. • Disposez-vous des moyens de mettre ce projet à exécution (accès à une arme, à des comprimés, à des substances, etc.) ? • Avez-vous déjà fait une tentative de suicide par le passé ? • Un membre de votre famille s’est-il suicidé ? • Y a-t-il quelque chose ou quelqu’un qui pourrait vous en empêcher (croyances religieuses, enfants à charge, animaux de compagnie, etc.) ?

En fonction des réponses : o Établir un « contrat de suicide » o Fournir au client les numéros d'urgence et d'aide en cas de crise

Renseignez-vous sur les ressources disponibles, par exemple le soutien de la famille, des amis, etc. o Élaborez un plan pour gérer les armes, médicaments, substances psychoactives, etc. potentiellement dangereux I

Augmenter la fréquence des séances de suivi, éventuellement par des prises de nouvelles par téléphone • Évaluer la nécessité de faire évaluer le client sur le plan médicamenteux • Évaluer la nécessité de contacter l’« équipe de crise » si celle-ci existe au sein de votre organisme

Hospitaliser le patient si nécessaire

 
Danielle Spires