À l'attention des professionnels de la santé mentale
Thérapie cognitive chez les patients suicidaires : applications scientifiques et cliniques
Par A. Wenzel, docteur en sciences, G.K. Brown, docteur en sciences, et A.T. Beck, docteur en médecine
La thérapie cognitive (également appelée thérapie cognitivo-comportementale, ou TCC) est l'un des rares traitements dont l'efficacité a été démontrée pour réduire le risque de suicide et le nombre de tentatives. Cet ouvrage décrit en détail les techniques de thérapie cognitive qui ont contribué à réduire le nombre de tentatives de suicide.
L'art pratique de l'évaluation du risque de suicide : Un guide à l'intention des professionnels de la santé mentale et des conseillers en toxicomanie
Par Shawn C. Shea, docteur en médecine
Cet ouvragedevrait figurer parmi les lectures obligatoires non seulement pour les étudiants, mais aussi pour les professionnels de la santé mentale, quel que soit leur niveau d’expérience. Comme je l’explique dans un autre article, il décrit des techniques permettant d’évaluer les pensées suicidaires et l’intention suicidaire d’une personne. Il fournit également des informations détaillées, dans un style très accessible et non académique, sur le suicide, la stigmatisation qui y est associée et ses causes possibles, tout en abordant en détail les aspects spécifiques de la documentation du risque suicidaire et de la prise de décision.
Prévention du suicide chez les patients : évaluation clinique et prise en charge
Par le Dr R.I. Simon
L’auteur est sans doute la référence incontestée en matière d’aspects juridiques de la psychothérapie auprès de patients suicidaires, en particulier concernant le risque de poursuites pour faute professionnelle à la suite du suicide d’un patient. Dans cet ouvrage, il fournit des conseils avisés et pertinents pour gérer le risque de suicide et prodiguer des soins compétents. Il exprime ses positions sans détours ; en effet, il frôle le sacrilège lorsqu’il critique les idées reçues en matière d’évaluation du risque de suicide. Par exemple, il affirme que les formulaires d’évaluation du risque de suicide favorisent la négligence clinique et augmentent le risque de responsabilité civile. Il soutient également que les cliniciens agissent de manière contraire à l’éthique lorsqu’ils ne garantissent pas une prise en charge en dehors des heures d’ouverture en cas d’urgence et qu’ils se contentent de conseiller au patient d’appeler le 911 ou de se rendre aux urgences en cas d’urgence. Il fonde d’ailleurs ses arguments sur des affaires judiciaires antérieures et des études de cas.
Le suicide en tant que « Psychache »
Par Edwin Shneidman, docteur ès sciences
Dans cet ouvrage, l’auteur (considéré comme le « père fondateur » de la suicidologie moderne) met l’accent sur la souffrance psychologique en tant que cause du suicide. Bien sûr, cela semble évident, mais en réalité, une grande partie de la littérature sur le suicide publiée au cours des dernières décennies s’est concentrée sur les facteurs de risque biologiques, sociologiques et psychiatriques du suicide, s’appuyant sur des statistiques plutôt que sur les témoignages personnels des individus concernant leur souffrance. Shneidman analyse cette souffrance en profondeur et soutient que la seule façon de véritablement prévenir le suicide d’une personne est de comprendre en profondeur sa souffrance et de l’aider à l’atténuer.
Prise en charge des comportements suicidaires : une approche efficace et limitée dans le temps
Par M. David Rudd, docteur en sciences, Thomas Joiner, docteur en sciences, et M. Hasan Rajab, docteur en sciences
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) a démontré son efficacité dans le traitement de la dépression et des tendances suicidaires. Cet ouvrage décrit de manière très détaillée une approche TCC visant à aider les patients présentant des tendances suicidaires. Les thèmes abordés vont au-delà des aspects classiques que sont la théorie, les facteurs de risque et l’évaluation des risques. Le contenu présente un intérêt direct pour la pratique clinique, avec des informations sur l’intervention en situation de crise, la prise en charge des symptômes, la restructuration cognitive (le livre intitule cette section « Modifier le système de croyances suicidaires et construire une philosophie de vie ») et l’apprentissage de compétences.
Pourquoi certaines personnes se suicident-elles ?
Par Thomas Joiner, docteur ès sciences
Cet ouvrage, rédigé par un suicidologue de renom dont le père s’est donné la mort, expose la théorie phare de l’auteur sur les causes du suicide : la théorie interpersonnelle et psychologique du suicide. Joiner démontre que certaines caractéristiques clés doivent coexister pour qu’une personne mette fin à ses jours : 1) Elle a le sentiment d’être un fardeau pour ses proches ; 2) elle éprouve, ou a l’impression d’éprouver, une aliénation extrême ; et 3) elle s’est en quelque sorte habituée à la douleur physique ou à des situations mettant sa vie en danger, ce qui rend le suicide moins effrayant et moins redoutable à ses yeux. Les deux premiers facteurs se combinent pour créer un désir de mort, et l’accoutumance à la douleur ou au danger lui donne la capacité de se suicider.